mardi 27 juin 2017

Le blues du chômeur par Les Colocs

Le protagoniste en pleine reconversion
Puisque maintenant les choses sont claires, votre serviteur vient de fêter l'arrivée d'une "nouvelle" législature par une convocation au Pole-emploi du quartier. Le genre de rencard qui ne se refuse point.
Quitte à jouer les andouilles, on confesse être allé à l'assignation en étant horriblement tenté d'y interpréter une chanson venue de chez les cousins de l'autre côté de la grosse flaque et en se demandant si l'employé chargé de ventiler les sans-boulots soupçonnerait que ce manifeste uber-macroniste d'avant l'heure est, avant tout, un foutage de gueule prenant pour cible dieu et le salariat.
Sorti par les Colocs sur l'album Atrocetomique de 1995, il dépeint les états d'âmes d'un chômeur en pleine crise de foi.
Extrait :
Bonyeu donne-moé une job
Chu prêt à commencer en bas d'l'échelle.
Ch'pas pire avec les chiffres
Pis j'sais m'servir de ma cervelle.


Bonyeu donne-moé une job,
J'veux travailler avec le public
Chu bon vendeur j'arrive à l'heure
Pis j'bois moins qu'un alcoolique.



En ce qui concerne la vidéo ci-dessus, Dédé Fortin avait publié une petite annonce pour recruter des figurants, obligatoirement prestataires de l'aide sociale ou du chômage en offrant de les rémunérer 100$ pour une journée de tournage. Ce clip compte donc 150 figurants. Dixit un membre de l'équipe : Une église désaffectée près du 2116 sert de cadre. Marquée par un froid de canard, cette journée fut mémorable quoique difficile à plusieurs égards pour toute l'équipe
Et votre rencard chez l'ex ANPE me direz-vous ? Rassurez-vous, le personnel y est toujours aussi maltraité, infantilisé, idiotisé. À vous dégoûter de bosser.

samedi 24 juin 2017

Surfin' beurre

Camarades cinéphiles, il ne vous a certainement pas échappé qu'à l'entrée de l'escouade de marines dans l'usine "vietnamienne" du film de Kubrick "Full metal jacket", s'élève en arrière-fond une chanson qui fit les beaux jours des Ramones ou des Cramps, pour ne citer que les plus huppés des groupes qui la reprirent.
Surfin' Bird est originellement un titre de 1963 créé par les Trashmen, de Minneapolis. Il est joyeusement pompé sur un autre titre (Bird the word) groupe de la même ville The Rivingstons
À titre de démonstration, comparons ci-dessous :
l'original très cool



et sa sauvage variante, promise à un bel avenir



On pouvait donc compter sur les garnements d'Au bonheur des Dames, dotés d'un solide humour de potaches, pour tenter une adaptation française qui, si elle n'est pas une grande réussite, a, au moins, le mérite d'être plutôt marrante. 
Nous la dédions aux fleurons de notre industrie agrochimique de la belle région de Normandie (ses plages du débarquement, ses lignes THT, ses ex-bocages, sa centrale nucléaire, etc.)


mercredi 21 juin 2017

Un Tonton flingue Fréhel



Bernard Blier Ou Sont ils donc par vieuxsnock

 C'était au cours de l'émission de télé L'invité du dimanche du 15 février 1970. Max Favalelli y interviewait Michel Audiard, accompagné d'Annie Girardot et de Bernard Blier.
Et ce dernier s'y mit à chanter  "Où sont-ils donc ?", grand classique de Fréhel. Pour l'occase, Blier était accompagné au piano par Georges Van Parys.
Et pour le plaisir, on se repasse notre chère Marguerit Boulc'h évoquant cette même chanson dans Pépé le Moko de Julien Duvivier  (1937).
Dans les années trente, Fréhel, métamorphosée par l'alcool après une première descente aux enfers, a connu un regain de popularité grâce au cinéma. Elle apparaît dans 17 films avant 1940. 



On profite de l'occasion pour annonce que l'Herbe Tendre du 3 juillet ( à 17h30 sur le 92.2 fm ou canalsud.net) sera un entretien avec Philippe Mortimer, éditeur, traducteur et préfacier autour du livre d'Émile Chautard, "Goualantes de la Villette et d'ailleurs" (l'Insomniaque).

Ouaip, bof. Fastoche...

dimanche 18 juin 2017

Mort Shuman et Bakounine

Petite précision en préambule : Mort Shuman (1938-1991) ne fut pas uniquement le chanteur de variétoche qui squattait nos trois radios périphériques dans les années 70.
De 1958 à 1965, ce petit gars de Brooklin fait équipe avec l'ex chanteur, bluesman et parolier Doc Pomus pour pondre une bonne centaine de chansons aux Drifters, Ray Charles, Elvis Presley, Janis Joplin, Ben E KIng, the Coasters, etc.
Et puis, le bonhomme s'étant lié d'amitié avec Brel et Eddy Mitchell, il s'installera en Europe pour la suite que l'on sait.
Un beau fleuron de la production des forçats de la partition par des Animals tardifs.


En musardant sur le ouèbe (ouais, y'en qui ont du temps à perdre) on tombe parfois sur des élucubrations* étonnantes.
Nous reproduisons partiellement cet article de Jean-Christophe Angaut sur le site des Ateliers de Création Libertaire : Bakounine et le Lac Majeur.

 Une amie m’a récemment transmis une question : il semblerait que la chanson Le Lac Majeur, interprétée par Mort Shuman, contienne une allusion à Bakounine, mais celle-ci est peu évidente… Sur le moment, cela m’a un peu surpris, sans doute parce que je n’avais qu’un souvenir très lointain de ce qui était pour moi un morceau de variété sentimentale des années 1970, ensuite parce que, réécoutant la chanson, l’allusion, en effet, n’apparaît pas d’une manière flagrante. Alors je me suis un peu documenté et j’ai d’abord découvert que la chanson avait été écrite par Étienne Roda-Gil, ce qui est un début de piste.


Roda-Gil

Fils d’anarchistes espagnols, il fut militant libertaire dans sa jeunesse, avant de devenir le célèbre parolier que l’on sait. Il écrivit d’ailleurs l’une des chansons les plus connues de ces dernières décennies, en hommage à l’insurrection makhnoviste d’Ukraine lors de la guerre civile de 1918-1921, la fameuse Makhnovtchina (composée sur un air qui servit de chant aussi bien pour les armées blanches que pour les bolcheviques), titre présent sur la compilation éditée par Jacques Le Glou en 1974, Pour en finir avec le travail.

Perron et Bakounine à Bâle (1869)
D’autre part, il y a en effet un lien entre Bakounine et le Lac Majeur, puisque le révolutionnaire russe séjourna sur les rives de ce dernier de 1869 à 1874, d’abord à Locarno , puis à partir de 1873 à La Baronata, une propriété achetée par son ami et compagnon de lutte Carlo Cafiero. Celui-ci, issu d’une famille de la grande bourgeoisie, avait fait le choix de tourner le dos à son destin social et de consacrer son héritage à financer la Cause (il fut aussi l’auteur d’un remarquable Abrégé du Capital de Karl Marx,réédité en 2008 par les Éditions du Chien Rouge). L’idée était alors de disposer d’un lieu, à proximité de la frontière italo-suisse (dans le canton italophone du Tessin), qui puisse héberger des révolutionnaires et en même temps posséder une certaine autonomie grâce à la mise en culture du terrain environnant. Mais l’expérience tourna court, le projet trop vaste engloutissant l’héritage du (désormais) pauvre Cafiero, Bakounine s’avérant à cette occasion un piètre gestionnaire (il eut par exemple l’idée de faire exploser les rendements agricoles du terrain en utilisant force engrais, ce qui eut pour seul résultat de tout brûler). Il en résulta une brouille entre Bakounine et Cafiero et le projet fut abandonné. C’est finalement à Lugano, non loin de là, que Bakounine, malade, passa les deux dernières années de sa vie.

Dans un livre en anglais sur Mort Shuman sur lequel je suis tombé en faisant ma petite enquête (Graham Vickers, Pomus & Shuman: Hitmakers Together and Apart) on trouve l’éclairage suivant, qui viendrait de Mort Shuman lui-même : “Assurément, on ne pouvait attendre de personne qu’il remontât au germe initial de l’inspiration de la chanson de Roda-Gil qui, selon Mort, était une anecdote à propos de Bakounine, qui vola toutes les recettes collectées pour un congrès de parti à Moscou et emmena sa femme au bord du Lac Majeur où il fit tirer un grand feu d’artifice en son honneur, ce qui suggéra à Roda-Gil l’image de la neige tombant sur l’eau”. Le récit attribué à Mort Shuman contient bien des inexactitudes qui en compromettent la crédibilité : il n’y a jamais eu de congrès de parti, encore moins à Moscou, pour lequel des fonds auraient été levés et que Bakounine aurait détournés - et ce dernier n’eut pas besoin d’emmener sa femme à un endroit où ils vivaient ensemble depuis cinq ans. Néanmoins l’histoire possède un fond de réalité, et il n’est pas impossible que l’interprète ait brodé à partir des quelques informations transmises par son parolier.
Carlo Cafiero

L’anecdote du feu d’artifice est véridique : Bakounine en fit tirer un par son ami Celso Cerrutti, en l’honneur de sa femme de retour d’Italie. L’anecdote est rapportée par James Guillaume dans L’Internationale. Voici ce qu’écrit Bakounine à propos de cette soirée du 13 juillet : « Lundi 13. Arrivée d’Antonie, que Ross, parti hier dimanche, a rencontrée à Milan, avec toute sa famille, papa et les enfants. Arrivés à onze heures et demie. Enchantés. Soir illumination et feu d’artifice, arrangés par Cerrutti. Le soir, tard survient Carlo Cafiero. » L’anecdote n’en serait qu’une de plus sur la vie de Bakounine si elle ne prenait place sur la toile du fond du désastre de la Baronata et des relations de Bakounine avec Cafiero, qui se détériorèrent précisément durant ces quelques jours de juillet 1874 - sans que l’on sache si l’épisode du feu d’artifice, dont on imagine qu’il s’agissait d’un divertissement coûteux, a pu jouer son rôle dans le sentiment qui semble avoir grandi chez Cafiero que l’argent qu’il destinait à la lutte révolutionnaire se trouvait bien mal employé en étant investi dans la Baronata (on est libre d’imaginer, par exemple, qu’il goûta assez peu le feu d’artifice, au moment où il arrivait à la Baronata avec de l’argent, des armes et de la dynamite pour une insurrection à venir).

Insurrection de Bologne, 1874
Mais on peut tenter d’aller plus loin, et  par exemple avancer que les enfants qui crient de bonheur sont ceux qui accompagnent Antonia revenant d’Italie. Mais c’est peut-être aussi une allusion aux enfants de la Page d’écriture de Prévert, saluant l’oiseau-lyre dans le ciel - ce qui, au demeurant, ne nous dit pas ce que viennent faire des oiseaux-lyre, volatiles originaires d’Australie, dans une chanson sur le Lac Majeur… Quant au pauvre sang italien qui coule en vain, pourquoi ne s’agirait-il pas de celui des révolutionnaires italiens, compagnons de Bakounine, qui s’apprêtaient au moment du feu d’artifice, à lancer un mouvement insurrectionnel dans toute la péninsule - mouvement qui finalement rendit le fameux bruit du pétard mouillé (mais auquel Bakounine tenta de participer, espérant, en plein désastre de la Baronata, trouver la mort sur une barricade). Mais la chanson ayant été écrite au début des années 1970, pourquoi ne pas y voir, aussi, une allusion aux mouvements italiens de l’époque?

* 1593 "Ouvrage exécuté à force de veilles et de travail" (première des deux définitions du petit Robert)

jeudi 15 juin 2017

Une scie espagnole tentée en français


En cinéma, les produits dérivés ne datent pas d'hier.
Prenons le conte cruel "Cria cuervos", dixième long-métrage de Carlos Saura, non seulement cette  étouffante histoire de fantôme dans le cadre de la bourgeoisie du franquisme agonisant rapporta un beau succès à son réalisateur en 1976, mais elle (re)mit en selle une bluette cul-cul la praline sortie deux auparavant et passée à peu près inaperçue.
Le 45 tour, Porque te vas ? que la jeune Ana Torrent s'envoie de manière obsessionnelle avait été écrit par José Luis Perales et chanté par Jeanette (Jeanette Dimech, de son vrai nom) réalisant ainsi un splendide bide.
Et le film en fera LA chanson de l'été 1976.
À tel point que je soupçonne bon nombre de ceux qui s'en souviennent d'avoir bêtement rêvé la résurrection de l'infâme BPS (Brigade politico-sociale) afin qu'elle saisisse tous les disques et mette fin à cette rengaine.
Mais trêve de mauvais esprit.
Née en 1951 d'une mère canarienne et d'un père belgo-maltais, Jeanette avait entamé une modeste carrière de chanteuse folk itinérante avant de se fixer en territoire ibérique et connaître quelques succès mineurs. Et puis ce faux reggae lancinant, digne des grandes heures de l'Eurovision, et le film qui s'ensuivit, lui assurèrent une gloire qu'elle ne connaîtra plus jamais après.
Comme le show-biz est d'une gloutonnerie sans pareille, Jeanette a aussi interprété une traduction en français de la chanson, pour les besoins de la version française du film sous le titre Pourquoi tu vis ? (rien à voir avec les paroles espagnoles, donc).
Toutefois c'est la version originale qui sera assez vite utilisée pour les diffusions en cinéma ou à la télévision.
On tente tout de même le coup en français, y'a pas de raison qu'on ait été les seuls à avoir été gavés à l'époque.



Pendant ce temps les groupes "d'ici" reprenaient résolument la version espagnole.
Un exemple honorable, les Chihuahua, menés par Napo Romero. Les lignes défilant sur cette VHS authentifient la date d'enregistrement : 1991.


Il doit exister, par ailleurs, plus d'une quarantaine de reprises qui vont des punks argentins d'Attaque 77 à l'insupportable Arielle Dombasle.
On vous laisse creuser pour exhumer vos préférées.

lundi 12 juin 2017

Pills et Tabet

Jacques Pills (Réné Ducos 1906 / 1970) et Georges Tabet (1905 / 1984) montent un duo en 1932. Malgré des prises de son assez datées, ils ont laissé quelques petites choses plutôt agréables.
Étudiant en médecine, Pills (de "pilules" en anglais) avait déjà monté un duo avec Pierre Ward. Tabet s'était improvisé pianiste à Paris en débarquant de son Algérie natale. Il dirigeait l'orchestre du "Mac Mahon Palace", un des dancings les plus couru de la capitale et avait décliné une offre de Ray Ventura pour choisir ce couple chantant. 
Question surréalisme en chanson, ces deux-là sont un peu des précurseurs de Charles Trénet, une variante plus insouciante de Gilles et Julien.
Habitués des revues de music-hall, ils ont créé quelques morceaux qui restent assez drôles comme "Y'a toujours un passage à niveau", "Pour me rendre à mon bureau" (Tabet seul en 1945) ,"Un vieux château" ou le mémorable "Couchés dans le foin" écrit, à l'origine, par Mireille et jean Nohain.


Le duo s'achève en 1940, Pills partant pour un long séjour dans un stalag.
Plus tard, en 1952, il sera un temps le mari d'Édith Giovanna Gassion, dite "Piaf". Puis il deviendra "professeur de music-hall" (sic)
Un long article leur est consacré sur cet excellent site.
Une autre fantaisie : Pourquoi t'es tu teinte ?


vendredi 9 juin 2017

King Automatic

On l'avoue, on fut charmés. 
Ça faisait un bail qu'on entendait chanter les louanges de ce petit gars talentueux de Nancy. Et puis, avec son collègue, Mr. Verdun, (aaah, la Lorraine !) il avait réalisé la musique du documentaire de Nicolas Drolc, "Sur les toits" qui narre les mutineries des prisons de Toul et de Nancy en 1971. Le tout édité dans un joli vinyle de 25 cm à la maquette d'époque. 
On a enfin eu l'occase de croiser le King dans un minuscule bled du Gers dans lequel, chaque fin du mois d'août, une bande d'indigènes du piémont pyrénéen préfère s'adonner aux joies du rock n' roll plutôt qu'à la castagne rugbystique. Et ce fut un bel apéro. Comme ce sont les autres qui en parlent le mieux, ci-dessous, un article de Marc A. Littler dont le ton emphatique nous a fait sourire. Comme il dit lui-même "c'est le retour du crétinisme originel et sublime du rock n' roll, sa sauvagerie nonchalante, sa désinvolture brinquebalante." Alors, s'il passe vers chez vous... D'ailleurs il sera à Toulouse le 24 de ce mois.
Quel est le futur du Rock'n'Roll ?
Est-ce que nous allons continuer longtemps à recycler les vieilles recettes jusqu'à ce que mort s'ensuive -3 accords, boum tchak boum- à singer le passé et à s'agenouiller pour prier devant l'autel de Jerry Lee Lewis, des Ramones ou des Cramps ? Ou allons-nous plutôt aller de l'avant et introduire de nouveaux concepts dans le Rock'n'Roll ?
Allons-nous exclusivement nous borner à suivre les traditions musicales de l'Hémisphère Occidental ? Ou allons-nous fouiner et décloisonner la chose, trouver notre inspiration aux 4 coins du globe, jouer un Rock'n'Roll réellement transmondialiste ?
Il est temps de repousser loin nos horizons et de défricher de nouvelles terres, il est temps d'arrêter les conneries et de jeter les mouchoirs morveux de nostalgie... et si ce processus d' évolution prend la forme de King Automatic, bon sang c'est tant mieux.
Ce Gentleman puise son inspiration dans le Rocksteady jamaïcain le plus enfumé, le Rhythm'n'Blues pas net, le Bebop de Mingus et les percussions tribales d'Afrique occidentale pour ne citer là que quelques sources. 


Le King croqué par Jano dans "The Four Roses", scénario de Baru

En plus de cette diversité musicale, King Automatic libère le Rock'n'Roll des clichés lyriques et éculés du genre : "I picked up my baby in a '59 De Ville, we tore through the city seeking cheap thrills". Pas de niaiseries de ce genre, non Monsieur. Ici, un authentique travail de songwriter est à l’œuvre, ciselé comme au bon vieux temps du trafic de diamants bruts, diamants que l'on voyait ensuite sertis sur les bagues des jolies dames. Ceci ajoute un intérêt supplémentaire et plus que bienvenu à cette musique sur laquelle nous aimons tous boire, danser et faire des bébés.
Après avoir officié en tant que batteur dans le groupe garage français Thundercrack au milieu des années 90, King Automatic repart seul et prend un virage radical au début du nouveau millénaire en injectant une nouvelle dimension dans son répertoire. One man band atypique, il reste inclassable dans cette discipline.
Sur scène, il sample claviers, guitare, harmo, maracas, il chante, cogne tambours et caisse claire en assignant de frénétiques coups de cymbales à ses riffs de guitares, créant ainsi un paysage sonique inouï - en fermant les yeux tu jurerais entendre un big band primitif au grand complet, mon pote.