lundi 29 avril 2013

Émission de novembre 2012 : les vieux

 

Beau vieux
  
À l'origine, c'était sur Youtube. Désormais c'est là.
Au programme

Bernard Dimey                      Les vieillards
 Yvette Guilbert                     Eloge de la vieillesse
 Georgette Michaux              Ma Mamie
 Philippe Léotard                  Saturne
 Clémentine                           La gérontophile
 Bernard Dimey                     Pépère
 Michel Simon                        Mémère
 Melina Merkouri                  Melinaki
 Reggiani                                  Le temps qui reste
 Francesca Solleville             On sera jamais vieux
 Olivensteins                           Euthanasie
 Didier Super                         Caniche, chien de vieux
 Gilles Servat                          Vieille ville de merde
 Henri Tachan                        La pipe à pépé 




vendredi 26 avril 2013

La Théologie pour les Nuls

Trouvé sur le site de la fédération Basque de Yoseikan Budo

 

A monseigneur  de Bayonne

"Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.

Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?

Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut pas s’approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un de mes amis pense que même si c'est abominable de manger des fruits de mer (Lévitique 11:10), l'homosexualité est encore plus abominable. Je ne suis pas d'accord. Pouvez-vous régler notre différend ?

La plupart de mes amis de sexe masculin se font couper les cheveux, y compris autour des tempes, alors que c'est expressément interdit par Le Lévitique (19:27). Comment doivent-ils
mourir ?

Je sais que l'on ne me permet aucun contact avec une femme tant qu'elle est dans sa période de règles (Levitique. 15:19-24). Le problème est : comment le dire ? J'ai essayé de demander, mais la plupart des femmes s'en offusquent...

Quand je brûle un taureau sur l'autel du sacrifice, je sais que l'odeur qui se dégage est apaisante pour le Seigneur (Levitique. 1:9). Le problème, c'est mes voisins : ils trouvent que cette odeur n'est pas apaisante pour eux. Dois-je les châtier en les frappant ?

Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, versets 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d’une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?

Je sais que vous avez étudié à fond tous ces cas, aussi ai-je confiance en votre aide.
Merci encore de nous rappeler que la loi de Dieu est éternelle et inaltérable.
Votre disciple dévoué et fan admiratif."


Pour conclure une très belle chanson d'Anne Sylvestre au sujet d'une femme voilée :


jeudi 25 avril 2013

BALLADE POUR DES VOYOUS

Les Honnêtes gens sont ennuyeux... 

(une copine)

Disque rare et uniquement en galette :



On y a déjà fait allusion au chapitre "Pour en finir avec le travail" mais on se permet d'insister. 
J'ai personnellement connu ce merveilleux disque grâce à la BD de Frank et Golo, Ballade pour un voyou, où elle est abondamment citée et puis grâce au cd qui accompagnait le livre "Au pied du Mur" (765 raisons d'en finir avec toutes les prisons) paru chez l'Insomniaque.



C'est donc l'ami Jacques Marchais qui interprétera, de sa belle voix grave, ces magnifiques chansons qui vont du milieu du XIXème siècle jusqu'à la Belle Epoque (juste avant que Bonnot et ses potes ne viennent mettre un peu de sérieux là-dedans)
Né le 1er août 1935 à Tours, Jacques Marchais, fut successivement comédien, poète, musicien, chanteur, passant de Ronsard à Le Glou et Bruant. 
Il a commencé à chanter à La Colombe comme tant d’autres  ( Raymond Lévesque, Pia Colombo, etc.). Il obtiendra à plusieurs reprises le grand prix de l'Académie Charles Cros et fera de nombreuses tournées en Europe et aux Etats-Unis et fut une figure marquante de Saint Germain-des- Prés au cours des années 60, un des piliers du cabaret « La Contrescarpe».  En 1973, Jacques Marchais enregistrera un disque de treize chansons du poète de Natashquam, Gilles Vigneault. 
Il est mort en 2006 et nul n’a malheureusement, repris ou réédité, son imposante discographie.




A part quelques chansons de chansonniers démagos (comme Bruant) on découvre dans le disque : "Bifton aux potes", écrite en 1897 par le détenu Blaise, incarcéré à la Santé et reprise dans le cd de l'Insomniaque sous le titre "La dernière babillarde". "La Chanson de Jean Fagot" (ou la chanson du transporté) écrite par le bagnard Miet vers 1912 reprise par Dan et Pat (Patrick Denain, très honorable interprète de Mac Orlan). "A la Santoche", de 1907, écrite par un détenu anonyme – la prison de la Santé remplaçant celle de Mazas, démolie en 1900. "La Chanson des pègres" , écrite à la Grande Roquette par le prisonnier Abadie, dit le Troubadour, aux alentours de 1850. Une autre version par le détenu Clément qui en a détourné quelques vers afin de raconter sa propre histoire en 1879. Reprise par les Modest Lovers (voir lien à droite sur le site garagemoderne records) "Sur le ruban" fut écrite par Leca et publiée dans les Mémoires d’Amélie Hélie, la fameuse Casque d’Or, en 1902 réeditées il y a peu. Quant à "Raccourci", elle aurait été écrite en 1900 à la prison de Fresnes par un détenu anonyme.

Comme il est frustrant de ne pas mettre de chansons, vous pouvez les retrouver chez notre très honorable collègue là :
http://lexomaniaque.blogspot.fr/2011/11/plutot-jacques-que-georges.html

"Les gouvernants érigent en loi ce qui leur sert. Le droit n'est rien d'autre que l'intérêt du plus puissant. Seuls les déments croient aux lois, l'homme illustre connait leur peu de valeur." (Platon)


Précision et réparation d'un oubli :
George Wilhem Ferdydurke Weaver nous communique
Je viens de lire votre bel hommage à l'injustement méconnu Jacques Marchais et me permets de vous signaler que j'avais également proposé sur mon blogue l'intégrale du disque "La Belle" qui accompagne le livre de L'Insomniaque :
http://lexomaniaque.blogspot.fr/2011/10/la-belle.html
Voilà, c'est rectifié. Merci à toi l'ami.


mardi 23 avril 2013

CAUSSIMON EN 1968

Aux dernières nouvelles on en est encore là


Bien avant que l'homme-tronc du journal télévisé des années 70, Roger Jicquel, ne vienne ouvrir son torchon télévisuel avec sa fameuse phrase "La France a peur", avant que le nombre des victimes des crimes policiers n'aille dépasser le nombre des morts de la ratonnade du 17 octobre 1961, avant que les fachos et autres réacs ne deviennent électoralement respectables et alors que les ouvriers de France partaient en grève générale, l'excellent Jean-Roger Caussimon (1918 - 1985)  fustigeait la beaufitude franchouillarde dans cette chanson.


Certes, le bougre ne fait pas dans la dentelle mais en parlant de mauvais goût, c'est pas lui qu'a commencé.

vendredi 19 avril 2013

émission d'octobre 2012 : la cuisine


Une émission d'octobre 2012 qui a été supprimée de ioutube.
Pourtant, une des plus écoutée;
On peut donc la retrouver sur le site de Canal Sud.
Bon apétit !

Au menu

Extrait de "La cuisine cannibale" de Topor
Bulldozer                                     Corned Beef
Anne Sylvestre                           La faute à Eve
Les Garçons Bouchers              Carnivore
Dario Moreno                             La Marmite
Gérard Morel                              Le festin
Blair                                               La complainte de la pomme de terre
Simon Colliez                               Ché tout dit des frites
Ambrose Thibodeaux               Les haricots sont pas salés
Les Charlots                                 Le chou farci
Gainsbourg                                   La recette de l'amour fou
Silvia Guerra                                Le tango du repas

Reprise
Ferry Rock Barendse                  Rock & Roll mops

Pour les enfants
Anne Germain                              Recette du cake d'amour 


BONUS : Les paroles du premier morceau

Restaurant végétarien, sardine a l'huile, pâtée pour les chiens Cinéma pornographique, métro fantôme, orange mécanique Philosophie a crédit, gourou escroc chez madame pipi Bourgeois petit capital, prolétariat, machine infernale Corned-beef, corrosif, corned-beef, subversif Hamburger et oeuf a ch'val, autodidacte, assiette en métal Béton armé incertain, parking payant, crachat du matin Libération féminine, idées reçues, conduite androgyne Carburateur encrassé, essence moins chère, langage dépassé Corned-beef, corrosif, corned-beef, subversif Je suis un papillon de nuit, qui pour ne pas mourir d'ennui Vient se brûler les ailes aux flammes des lumières de la ville infâme Littérature indigeste, égocentrisme, la guerre ou la peste Canular écologique, tube au néon, cravate en plastique Lucidité hors d'usage, train train sur pneus, beaujolais villages Provocation permanente, désir frustré, folie imminente Corned-beef, corrosif, corned-beef, subversif Marchand d'illusion cosmiques, pigeon mutant, visage angélique Publicité agressive, sandwich jambon, décadence lascive Paranoïa générale, orgies romaines, musique atonale Abolition des frontières, tarzan dans les mines de gruyère Corned-beef, corrosif, corned-beef, subversif Je suis un papillon de nuit, qui pour ne pas mourir d'ennui Vient se brûler les ailes aux flammes des lumières de la ville infâme


mardi 16 avril 2013

METAL URBAIN

Les hommes morts sont toujours célébrés

 

    Lorsque le rock était encore dangereux, entre bastons de bandes pour deux mètres carrés de trottoir et charges policières terminant les (rares) concerts naquit un groupe qui était destiné à devenir directement légendaire au rayon des freaks teigneux.
    Formés sous le doux nom de SADE (qu'un groupe bien plus propre et maniéré leur piquera quelques années plus tard) en 1976, Eric Debris (Voix, boite à rythme), Zip Zinc (synthé) et Rikky Darling (guitare) vont croiser la route d'un énervé notoire, bientôt connu sous le pseudo de Clode Panik, qui n'aura pas son pareil pour vociférer slogans et dégueuler son écriture automatique dans un micro.
    Métal Urbain naîtra en hommage à l'album bruitiste et insupportable du Lou Reed obscur de l'époque, Metal Machine Music.

    Les premiers concerts de nos quatre cavaliers vont bien sûr mal se passer et virer à l'affrontement mais ils verront la naissance d'un style souvent copié et jamais atteint jusqu'à nos jours.
    Zip Zinc, batteur pour un temps et bidouilleur au balbutiement de l'électronique fabrique ses instruments de percus pour des raisons avant tout économique, vu le prix des synthés en 1976. Même s'ils sont remarqués par un label qui leur propose une semaine de studio, Rikky Darling va rester avec l'autre groupe dont il est guitariste, Asphalt Jungle ( allusion au film de John Huston, en français « Quand la ville dort »)
    Le groupe embauchera donc deux frangins, Nancy Lüger et Hermann Schwartz (admirez la finesse des pseudos de cette époque !) aussi minimalistes que prompts à protéger le matos en cas d'embrouille.
    Le premier 45 tour sera divisé entre « Panik » en face A, long cri de haine où il est question d'éclater la gueule du président de la république et « Lady Coca-Cola » en B, pur exemple de texte décousu représentatif du folklore punk mélangeant sado-maso et misère sexuelle sur fond de tapage supersonique.
    Mais quel fut le programmateur sadique ou situationniste qui leur réserva leur premier et unique passage télé à l'émission « Aujourd'hui Madame » ( programme de 15h élaboré pour les ménagères giscardiennes) ?




    Évidemment, le monde du show-biz prenant peur de ces nihilistes, ils allèrent s'exiler en Angleterre (en chantant en Français ! Gonflés vous dis-je...) où ils n'eurent qu'un succès d'estime tout en alignant des titres impeccables (Futurama, Paris maquis, Clé de contact, Anarchie au Palace, etc.) avant de se séparer une première fois pour cause d'épuisement.
De retenter le coup sous le nom des Métal Boys ou de Dr Mix & the Remix puis de se reformer en....2004 !
    Quelques concerts pour nostalgiques et jeunes plutôt sympas donc.
    Depuis, ils furent cités par Jello Biaffra (ex pape de la côte Ouest et chanteur des Dead Kennedys) imités par les Béruriers Noirs première période ( celle qui va jusqu'à Macadam Massacre) ou Jesus and Mary Chain et reconnus par l'ensemble du cheptel rock extrémiste.

    En bonus on peut aller voir le chouette article de Jello sur le site du groupe : 
dans la partie biographie


jeudi 11 avril 2013

émission de septembre 2012 : la rue




Au programme

Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort            extrait de Calmos (Blier)
Valérie Ambroise                                                    Rue Saint-Jacques 
Jean Guidoni                                                            Dans ma rue
Marcel Mouloudji                                                 Rue de Lappe
Tonio Gémème                                                       Dans la rue Traversière 
Romain Didier                                                        Dans ma rue 
Christian Paccoud                                                 Avenue du Dragon
Les Colocs                                                             La rue principale
Allain Leprest                                                        Rue Blondin 
Keny Arkana                                                          La mère des enfants perdus
Philippe Clay                                                          La rue Watt

Reprise
Billy Childish / Dutronc                                   On nous cache tout On nous dit rien

Pour les enfants
Jacques Marchais                                                 Dans la rue des Bons Enfants

Paillarde
Georges Brassens                                                 Mon père me donne cent sous 

Bonus track
Les Malpolis                                                           Les rue piétonnes



le coin de la rue de Seine et de la rue de l'échaudé par Atget


erratum : la rue traversière existe bien. D'ailleurs, elle est en photo (inondée) dans le diaporama. Pas croire tout ce que raconte le Bison Ravi dans ses chansons.




mardi 9 avril 2013

Bon débarras, charogne !

 



    L'herbe tendre ainsi que les mineurs du Yorkshire, les dockers de la Clyde, les habitants de Belfast et Derry, ceux de Brixton et Totthenham, les familles des bidasses envoyés crever dans les brûmes de l'Atlantique Sud, les gosses des écoles publiques à qui elle supprima le petit-déjeuner et on en oublie un paquet.
Ont la joie de vous faire part de la mort de Margareth Thatcher
Rempart du capital, gardienne de la décence bourgeoise, protectrice de la religion, de la morale, de la patrie et d'un dictateur chilien, fouet des prolétaires qu'ils soient Noirs, Blancs Irlandais ou même ...Anglais.

Let's have a drink about it !

   Il y  a donc fête ce week-end, et enjoignons nos fidèles lecteurs à se pointer du côté du square de Trafalgar pour célébrer l'évènement si par hasard ils se trouvaient de l'autre côté du channel...
La liste des festivités britanniques est ici. http://325.nostate.net/


l'occasion d'ouvrir notre rubrique traduction  :

A chanter ad libitum  sur l'air de He's a jolly good fellow

"We're all havin' a party when Maggie Thatcher dies..."

qu'on pourrait traduire par

"On ira tous faire la fête quand la mère Thatcher crèvera..."  




C'est aussi l'occasion de ressortir de nos cartons un morceau de Renaud Séchan que nous vous avions passé lors de notre émission sur la méchanceté.... non pas son classique un peu molasson mais un de ses tout premiers enregistrements.Pour ceux qui auraient raté l'émission...


    Ken Loach proposait hier de l'enterrer au moins-disant (faire jouer la concurrence de l'industrie des pompes funèbres), nous allons dans son sens et proposons carrément la décharge.


émission d'août 2012 : Douce France, 1939-1945...

 

Au programme

Lucien Ginzburg                   Nazi Rock
Pierre Dac                              Radio Paris ment
Maurice Chevalier               Ça fait d'excellents Français
Georgius                                  Il travaille du pinceau
Georges  Tabet                      Pour me rendre à mon bureau
Georgius                                  Méfie toi de la patrouille
Charles Trenet                      Douce France
André Dassary                      Maréchal nous voilà
Jacques Doriot                       Discours, avril 1944
Johnny Hess                           Ils sont zazous
Pierre Dac                              Les gars de la vermine
L.-F. Céline                             A noeud coulant
Hannes Wader                      Die Moorsoldaten
Norah Friede                         Drancy
Anna Marly                             Le chant des Partisans (version russe)
Chant du ghetto de Vilna                              Stil di Nakht
Anna Marly                            La complainte du Partisan
Chant des partisans grecs                       Andartopoules
Gérard Pierron                     La rose et le vin 
La Tordue                                La rose et le réséda
Monique Morelli                    L'affiche rouge 
Pierre Dac                                La complainte des nazis
Georges Brassens                   La tondue
Ken Mackintosh                      The creep
Bourvil                                       Le petit bal perdu (c'était bien)
Reggiani                                     Les loups sont entrés dans Paris
Lale Andersen                          Lili Marleen
Lucien Ginzburg                      S.S. in Uruguay
Olivensteins                              Pétain Darlan c'était l'bon temps    

Pour les enfants
 Catherine Sauvage                   A tous les enfants
Paillarde
Philippe Clay                                Complainte du priapisme (complainte d'Alphonse)

 

On peut aussi écouter télécharger cette émission
Bonus track
Le chant des Partisans, première version en français, chanté par Germaine Sablon (la soeur de Jean) dans une vidéo de propagande de la BBC. Version balancée par la R.A.F. en France, ce qui contribua à populariser le chant dans la résistance (écoutes clandestines)...

 Errata : 
-Trenet  s'est certes compromis pendant la guerre (concert devant des officiers allemands, concert en Allemagne) mais ce n'est pas pour autant que la pointilleuse Gestapo lui a foutu la paix. Dénoncé comme juif dans "Je suis partout" (Trenet anagramme de Netter nom typiquement juif!), il dut prouver sa non judéité sur quatre générations en allant chercher les papiers chez sa mère à Narbonne. Il ne sera alors plus inquiété. Par ailleurs, il sera blessé d'une balle dans la jambe par des officiers en fuite de la Gestapo en 1944. Soupçonné de collaboration par la commission d'épuration à la libération, il sera blanchi.

-La version de Lili Marleen est bien chanté par Lale Andersen, sa créatrice. Pas mal d'infos sur ce morceau sur wikipedia (entrée Lili Marleen). Sinon, j'extrais ces quelques lignes du même site relatant les "difficultés" que rencontra la chanteuse avec le régime nazi : " Cette chanson, qu'elle avait enregistrée en 1939, avait été un échec commercial, ne s'étant vendue qu'à 700 exemplaires. Devenue populaire auprès des troupes allemandes, elle connaîtra ensuite un succès planétaire et sera enregistrée aux Etats_Unis par Marlene Dietrich.
Conscients de sa popularité, les services de propagande du Troisième Reich l'obligent alors à effectuer des tournées à travers toute l'Europe sous domination nazie et à l'interpréter en anglais. Toutefois, après avoir giflé Hans Hinkel, l'adjoint de Goebbels, trop entreprenant lors d'une soirée dansante, elle refuse le lendemain de se produire dans Varsovie et de visiter son ghetto tel un zoo humain, capitale polonaise particulièrement martyrisée par ses occupants allemands : son fils est envoyé sur le Front russe et elle se retrouve alors assignée à résidence par la Gestapo. Interdite de chant pendant dix mois, elle tente de se suicider, au grand désespoir des soldats allemands. Elle ne sera ré-autorisée qu'en avril 1943 (grâce à l'intervention de ses protecteurs le maréchal Erwin Rommel et Emmy Göring, seconde épouse d'Hermann Göring, sauf pour sa chanson la plus célèbre."

lundi 8 avril 2013

Parenthèse d'actualité par Gaston Montéhus


En 1912, l'auteur* de "Gloire au 17ème" de " La Butte rouge" , de "La grève des mères" et d'une bonne centaine d'autres (dont certaines particulièrement dégueulasses pendant l'Union sacrée de 14-18) résumait admirablement la situation.


* On reviendra sur son cas dans la suite autour du Chat Noir


jeudi 4 avril 2013

Du côté du Chat Noir (2) Jules Jouy

Un gars qui faisait des chansons et qu'a mal tourné



Jules Théodore Louis Jouy connu comme Jules Jouy né à Paris le 27 avril 1855, mort le 17 mars1897.




Issu d'un milieu pauvre, fréquentant les goguettes de son quartier et commençant à composer des chansons. Marqué par la Commune de Paris, il part pour l'armée à 20 ans dans le service auxiliaire en raison d'une malformation au bras droit.
À 21 ans, en 1876, il commence à publier dans Le Tintamarre journal de Léon Bienvenue, plus connu sous le sobriquet de Touchatout, des chansons et articles où percent déjà ses thèmes de prédilection : l'anticléricalisme, la république, l'injustice et le macabre, avec une véritable fascination pour la guillotine.
Il fréquente la célèbre goguette La lice Chansonnière, puis organise une goguette : Le Rire gaulois. En septembre 1878, il collabore au journal Le Sans-culotte. Cet organe de presse fondé par le dessinateur Alfred Le Petit est républicain virulent, milite pour l'amnistie des communards et combat le cléricalisme. Parallèlement à son activité de rédacteur dans Le Tintamarre et Le Sans-culotte Jules Jouy écrit des chansons pour le caf' conç'.
Jules Jouy qui après la boucherie a exercé entre temps plusieurs petits métiers est à l'époque peintre en porcelaine. Il développe alors une intense activité d'écrivain de chansons et fini par choisir d'en faire son métier. En dépit du succès de ses œuvres il connait des conditions de vie extrêmement précaires. Fin 1878 il fréquente le Cercle des Hydropathes animé par Emile Goudeau au quartier Latin.
Devenu rédacteur en chef du journal des Hydropathes Jules Jouy publie un règlement interne loufoque de ladite société :
Article 1er ; L'assemblée des Hydropathes se compose de la sonnette du Président.
Article 2 : La susdite sonnette est chargée de faire observer le présent article.
Après la disparition du groupe des Hydropathes, en 1880 il continue son activité de rédacteur dans différents journaux et écrit toujours de chansons.
En septembre 1881 il rejoint le groupe des Hirsutes fondé par le pianiste et organiste Maurice Petit. Avec l'illustre Sapeck chef de file des Fumistes il fonde, en 1881, L'Anti-concierge éphémère organe officiel de défense des locataires. Il en paraît juste 7 numéros. Le même mois Jules Jouy commence une activité de chansonnier au cabaret du Chat Noir que vient de fonder Rodolphe Salis. En avril 1882 il fonde Le Journal des merdeux dont les textes et dessins sont consacrés à la merde. Ce journal dont il écrit les textes et dont les dessins sont de Eschbach est aussitôt interdit au motif de son « caractère pornographique ».
En 1883, le succès vient pour lui avec la chanson Derrière l'omnibus, musique de Louis Raynal, chantée par Paulus grande vedette de l'époque. La même année il fait la connaissance de Jules Vallès au Chat noir et ébauche une collaboration avec son journal Le Cri du peuple. Il rencontre aussi Aristide Bruant et écrit avec lui plusieurs chansons à succès. En septembre 1883 Jules Jouy fonde le banquet-goguette La Soupe et le Bœuf qui se réunit au Cabaret des assassins. Début 1884, il collabore au journal La Lanterne des curés qui est condamné pour « pornographie ». En juin 1885, Jules Jouy préside une goguette : La Goguette moderne. Décembre 1886, il reprend sa collaboration avec le journal Le Cri du peuple. En 1887, il écrit La Veuve, poème sur la guillotine et la peine de mort. Il est dit avec un grand succès dans les cabarets montmartrois par Jules Jouy, Taillade et Mévisto


Début 1888, il publie son premier recueil intitulé Chansons de l'année. Fin mars 1888 il cesse sa collaboration au journal Le Cri du peuple et commence à écrire pour le journal Le Parti ouvrier. D'avril 1888 à juin 1889, il y écrit 200 articles dont les trois-quarts sont des attaques d'une violence extrême contre le général Boulanger qu'il a baptisé l'infâme à barbe. Les boulangistes le baptisent le Poète chourineur car ses textes vont jusqu'à l'appel au meurtre.
Exemple :
Gogos, filous et déclassés,
Rangez-vous autour de ma poire,
Par les ch'mins qu'Badingue 
[*] a tracés,
Allons prendre d'assaut l'histoire
Parjur's, mensong's, et cœtera,
Pour arriver rien ne m'arrêt'ra
Et s'il faut que l'sang du peuple coule,
Je ferai tirer sur la foule.
Pour mettre les naïfs dedans,
J'dégot' les arracheurs de dents'
Les marchands de casse et d'rhubarbe :
C'est moi qui suis l'infâme à barbe !
* Napoléon III, dit "Badinguet"

Mais c'est là que ça dérape : en novembre 1888 dans la chanson Les accaparés il est également extrêmement violent et appelle la « bonne Gaule » au meurtre. Mais les personnes désignées ici comme nuisibles sont les juifs qu'il faut bastonner, pendre et étrangler et pas le général Boulanger. Jules Jouy comme Adolphe Wilette, fait partie du courant antisémite qui existe à l'époque à Montmartre.
Pendant quatre ans, pendant la crise Boulangiste, Jules Jouy parvient à publier chaque jour dans la presse une chanson d'actualité. Sa facilité et sa rapidité le font surnommer « la chanson faite homme ». Fin juin 1889 il quitte Le Parti ouvrier et rejoint le journal Le Paris. La même année il publie son deuxième recueil Chansons de bataille. Son troisième paraît en 1890, La Chanson des joujoux qui comprend 20 chansons pour enfants. En 1891 paraît son quatrième recueil La Muse à bébé. Faussement adressé aux enfants il s'adresse en fait aux adultes.Son activité de goguettier se poursuit au cabaret du Chat noir : il préside en janvier 1892 la première réunion de la Goguette du Chat Noir et participe à ses activités.
En 1893, il publie plusieurs chansons violemment antisémites dans La libre parole illustrée de l'infâme Edouard Drumont. 
En 1894 il reprend la direction du cabaret Café des décadents qui a succédé au Café des incohérents. Ce cabaret est assez vite fermé par ordre de la Préfecture de police. Il collabore au nouveau journal hebdomadaire Le Rire. Suite à sa brouille avec Rodolphe Salis, suivie d'un procès, il fonde le cabaret du Chien noir en opposition au Chat noir.
Les efforts surhumains qu'il a accomplis dans son combat contre Boulanger achèvent de ruiner une santé déjà très altérée par l'abus du tabac et de l'absinthe. Ses troubles mentaux le rendant dangereux ses amis sont amenés à le faire interner dans une clinique psychiatrique située rue Picpus à Paris au mois de mai 1895. Victime d'une paralysie générale, il meurt fou à l'âge de 42 ans le 17 mars 1897. Trois jours plus tard l'ensemble des chansonniers montmartrois suit son enterrement au Père Lachaise.

Une de ses plus belles par Michèle Bernard





mardi 2 avril 2013

THE HAUNTED   curiosité canadienne 


    Les amoureux du rock garage des sixties et autres collectionneurs des compilations Nuggets ou autres Peebles connaissent forcément la chanson Talk, Talk du groupe Music Machine (plus tard popularisé par les Inmates)
Or, voilà-t-il pas que THE HAUNTED, groupe garage Québecquois (1965 - 1971) en a commis une  version..en français !


    Pourquoi ces anglophones (qui ont à leur actif le tube 1-2-5)  ont-ils craqué et tâté de cette langue ? Si quelqu'un connaît la réponse...
Le groupe était formé de
Bob Burgess : chant
Al Birmingham : guitare lead
Jurgen Peter : guitare
Dick Broden : basse
Peter Symes : batterie
Evidemment, ça sent le pseudo à plein nez....



    Allez, la face A de ce 45 tour introuvable...




    OUI ! Vous avez bien reconnu le Purple Haze de Jimi Hendrix !!

ERRATUM (06/07/02013) : Une visite sur un site fait par les (ex ?) The Haunted nous révèle que seule la face A (Vapeur mauve) du fameux 45 tour en français serait interprétée par eux.
La Face B (Pourquoi ?) serait interprétée par Sean Bonniwell et... Les californiens de Music Machine ! Toutes nos excuses les gars !