mardi 30 juillet 2013

émission de février 2013 : l'amour dans tous ses états

Jean Poiret                                               Je m'aime
Michèle Bernard                                       Le fils père
Fréhel                                                        Ohé les copains
Charles Aznavour                                    Tu t'laisses aller   
Brigitte Fontaine                                      Dévaste-moi
Harry Choates                                          Jolie blond'
Serge Gainsbourg                                   Ces petits riens
Caterina Valente                                      39 de fièvre
Valérie Ambroise                                    Je me souviens de la bohème
Dalida                                                       Pour ne pas vivre seul
La Rue Ketanou                                      La femme que j'aime
Raoul de Godewarsvelde                      Quand la mer monte
Nina Simone                                            Il n'y a pas d'amour heureux
Alain Bashung                                        Gaby
Pierre Vassiliu                                        Ma cousine
Rachid Taha                                            Camarade


Bon, faute de mieux pour l'instant vous pouvez écouter ça :

   

lundi 29 juillet 2013

Quand GAINSBOURG bossait pour l'ORTF


C'est en 1967 que Marcel Bluwal et Georges Neveux créent le feuilleton Vidocq, inspiré des mémoires d'Eugène François Vidocq, ancien bagnard qui a très mal tourné ( il finira chef de Sureté et donc fondateur de la PJ)
Il ne pas confondre cette série avec "Les nouvelles aventures de Vidocq", avec Claude Brasseur dans le rôle principal, que les mêmes feront quatre ans plus tard.
Pour la musique, de la première c'est Gainsbourg qui s'en charge avec cette "Chanson du forçat" en générique, chanson folk largement inspirée du titre "Ballad of Hollis Brown" de Dylan (1964)
Il existe aussi une variante chantée a capella titrée "Complainte de Vidocq" et une série de pièces avec orchestre pour bois et cordes.
Il en a même été tiré un Ep de quatre titres.

Notre Lucien national remettra le couvert l'année suivante ce coup-ci pour le cinéma. ce sera la musique du film "Le Pacha", de Lautner, gentil nanard dans lequel son apparition constitue la séquence la plus excitante (voir l'émission sur le cinéma, sur ce blogue au 15 mai 2012).

jeudi 25 juillet 2013

BERNADETTE NOUS QUITTE


RIP



LE film de Nelly Kaplan (1969) 
Qu'ajouter ?


Ah oui... ses talents de chanteuse




LES 4 BARBUS ET RAVACHOL

François Claudius Koënigstein (son père était d'origine néerlandaise), dit Ravachol (du nom de sa mère, Marie) est un combattant anarchiste né le 14 octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire) guillotiné le 11 juillet 1892 à Montbrison. Ravachol était un ouvrier teinturier qui faisait vivre sa mère, sa soeur, son frère et s'occupera de son neveu. Très pauvre, il jouait le dimanche, pour pouvoir survivre, de l'accordéon dans des bals, à Saint-Étienne.  Il a fréquenté les milieux interlopes dès ses 8 ans.

François et ses mauvaises fréquentations

Ravachol sera arrêté pour avoir commis 3 crimes crapuleux en province et surtout pour avoir fait sauter à Paris la maison des magistrats chargés du procès de trois anarchistes (Descamps, Dardare et Léveillé furent passés à tabac par la police pour avoir manifesté avec le drapeau rouge à Levallois le premier mai 1891 suite à la tuerie de Fourmies) et de trois attentats à la dynamite contre des représentants de la justice.


 
Des méfaits de traîner au bistrot en sale compagnie

Ravachol sera exécuté le 11 juillet 1892, à  montbrison, par l'inévitable bourreau Louis Deibler. Il refuse l'assistance de l'aumônier et chante Le Père Duchêsne en allant vers la guillotine. Ses dernières paroles sont « Vive la ré… » au moment où le couperet tombe. Le télégramme partiellement chiffré de l'annonce de l'exécution le traduit par « Vive la république ! » Il semble plus juste de penser avec Jean Maitron que ses dernières paroles furent « Vive la révolution ! » 

Il resta après son exécution une légende, non seulement chez les anars mais pour tout le populo jusqu'à la belle époque. Il est par exemple fort cité par Amélie Hélie ( Casque d'Or, quoi! ) dans ses mémoires ( Chroniques du Paris apache (1902 -1905) Mercure de France 2008  


 EXTRAIT DU Disque "Chansons anarchistes"
 Paroles de Sébastien Faure, 1893. Chanté par les Quatre Barbus.



 Oui, je le répète : c'est la société qui fait les criminels, et vous jurés, au lieu de les frapper, vous devriez employer votre intelligence et vos forces à transformer le société. Du coup, vous supprimeriez tous les crimes ; et votre œuvre, en s'attaquant aux causes, serait plus grande et plus féconde que n'est votre justice qui s'amoindrit à punir les effets. (extrait de la déclaration de Ravachol à son procès)

lundi 22 juillet 2013

SIMONE BARTEL chante Mac Orlan

En 1966, Pierre Mac Orlan a fait paraître un second recueil de chansons, intitulé "Mémoires en chansons" (le premier recueil, "Chansons pour accordéon", était paru en 1953). 
Invitée à l'émission "Au rendez-vous de l'accordéon" du 31 mai 1966, Simone Bartel (née en 1932) chante la première chanson extraite du recueil, "A Sainte-Savine", en présence du poète. 
Ce poème qui débute comme un bestiaire de fantaisie, revient vite sur les massacres de 1914-1918 sur lesquels Mac Orlan, blessé lui même en 1916 près de Péronne, fut quelque peu obsessionnel. 



Extrait du site de Simone Bartel :  http://simone.bartel.free.fr/
Simone Bartel a chanté les poètes, l'amour, la dérison et aussi les révolutions... Beaucoup de ses interprétations se sont dispersées aux quatre vents et seuls les disques demeurent...
C'est une artiste engagée et pourrait-on dire libertaire. Elle n'a jamais fait aucun compromis au show-biz, ce qui ne l'a pas empêchée de débuter avec les plus grands noms de la chanson du Paris de St-Germain des Prés, de Montmartre, avec qui elle a partagé les grands moments de leurs errances et de leurs doutes, de leur réussite...
Métier difficile, enfumé et pour lequel le salaire n'était jamais acquis: les charmes du café théâtre, des cabarets, se paraient de relativisme fonctionnel à tous les étages du commerce. On disait vous déclarer, mais trop souvent sur de fausses fiches de paie...
Elle pense souvent aux autres artistes et ouvriers de toutes les disciplines, qui, devenus vieux et moins chanceux, vivent misérables et abandonnés, dans une société qui ne fera plus rien pour eux. Elle espère que les êtres humains les plus jeunes se dresseront enfin debout tous ensembles, plus éclairés et en paix, exigeant justice pour le monde entier afin de reprendre aux banquiers et autres politiciens ce qu'ils nous ont volé par le mensonge et les armes. 
Souvent entendue à la radio, elle est rarement nommée ! Une interprête -trois fois lauréate du prix Charles Cros, tomberait-elle plus facilement dans l'oubli que ses collègues auteurs- compositeurs-interprètes? 


Seul problème : le site en question ne répond plus. 
Dommage ! On y trouve, entre autres, des inédits d'Eugène Pottier ainsi que quelques disques épuisés fort intéressants.
Si quelqu'un a un contact, merci d'avance de nous le faire passer
Post scriptum tr-s tardif
Eureka ! L'adresse valide est :  http://simone.bartel.free.fr/Simone BARTEL - Acceuil.htm

jeudi 18 juillet 2013

DASHIELL HEDAYAT nous quitte

RIP



Daniel Théron, plus connu sous le pseudonyme de Jack-Alain Léger, romancier et chanteur, né à Paris le 5 juin 1947, mort le 17 juillet 2013.
Son premier albumLa Devanture des ivresses, est récompensé par le grand prix de l'académie Charles Cros en 1969. Il adopte ensuite le pseudonyme de Dashiell Hedayat, en hommage à l'écrivain de romans noirs Dashiell Hammett et à l'écrivain iranien Sadeqh Hedayat, et publie en 1971 l'album Obsolete, enregistré avec le groupe Gong. Les ventes de ses disques restent confidentielles.
Il s'est défenestré hier.



Son immortelle Chrysler :



mardi 16 juillet 2013

Jacques Grello

Le chansonnier qui poussa Brassens


Jacques Marcel Gaëtan Greslot dit Jacques Grello: 1915 (St Ouen) 1978 (Paris)
Il fit partie des émissions télévisées La boite à Sel et Le Grenier de Montmartre. Dans chacune de ces deux émissions hebdomadaires (la seconde possédant également un équivalent radiophonique), il officiait souvent avec son collègue et ami Robert Rocca, par ailleurs son beau-frère.
Comme beaucoup de chansonniers de cette époque, il chantait également certaines de ses compositions. Plusieurs firent l'objet de pressages, dont Les Quatre Métiers, où il chantait ironiquement que les quatre métiers les plus sûrs pour placer ses enfants étaient cafetier, prêtre, policier et prostituée.
D'autres compositions de sa part étaient de la même veine. "La Guerre" rappelle avec cynisme qu'un traité de paix est une arme de guerre et "Les péchés capitaux" qu'il y a contre le péché un préjugé défavorable que le péché capital est très discrédité, et que la paresse est le péché le moins fatigant.
Il maniait avec précision un timbre mi-ironique mi-sarcastique qui lui valut d'être choisi pour interpréter le rôle du renard dans un audiogramme du Petit Prince.
Il fut incinéré en 1978. 

Extrait  du livre de Ruy-Vidal:
En 1952, il vient d’avoir 31 ans, Brassens rencontre, grâce a un ami commun, le chansonnier Jacques Grello. Celui-ci plante une guitare qui traînait par là entre les mains du poète et l’invite a chanter. Jacques Grello devait expliquer par la suite qui’il venait d’acheter cette providentielle guitare grâce a un trop-perçu d’impôts que le percepteur venait de lui restituer.
Peu connaisseur en instruments, il fait essayer cette guitare en "peau de percepteur" par le jeune Sétois, la lui prête pour deux heures, puis pour le temps qu’il voudrait. Ce sont ses accords qui accompagnent les deux premiers disques. Bref, c'est au zèle incorruptible d’un fonctionnaire du ministère des finances que le poète anarchiste devrait sa carrière !
Quoi qu’il en soit, Grello aime beaucoup les chansons de Brassens, et cet avis autorise et impartial est un précieux encouragement pour le poète qui commençait a douter de lui-même. Une solide amitié se noue entre les deux hommes.
Grello essaye de "faire passer" Brassens dans deux ou trois "boites", il l’encourage a persévérer malgré les échecs.
(Georges Brassens par F. Ruy-Vidal. Productions Alain Piersan, 1978)


Ci-dessous une version quelque-peu chaotique du chef d'oeuvre de Lucien Boyer et Stanislas par les deux zigues bien entourés

jeudi 11 juillet 2013

françois beranger les prisons

BEAU COMME UNE PRISON QUI BRÛLE

Comme le 14 juillet se rapproche, il me souvient que le 14 juillet 1989, un mystérieux "comité des Sans-cravates" se donna pour objectif de commémorer le bicentenaire de notre "Grande Révolution" (je sais, ça se discute) en attaquant la prison de La Santé.
Ci-dessous un des tracts d'époque trouvé sur le blog de Claude Guillon :    

Contre toute attente l'initiative eut un succès d'estime.
Voyez l'extrait du compte-rendu tiré du même blog : 
Les manifestants dispersèrent à coup de pétards, et sous les acclamations des détenus aux fenêtres, les policiers qui interdisaient l’accès à l’entrée de la prison, devant laquelle on put se réjouir de quelques déprédations (j’inverse ici, à dessein, le style « journaliste »). Le cortège infligea aussi de menus dégâts à l’annexe culturelle de l’ambassade de Chine, déjà occupée quelques semaines auparavant, après le massacre de la place Tiananmen, par le Comité « Pékins de tous les pays, unissons-nous ! »

 Tout ça pour un petit bonjour aux ami-e-s ainsi qu'à ceux qui croupissent dans ces lieux d'infamie, rappeler que la fêtenat peut être l'occase de rigoler et s'envoyer cette petite merveille du Père François qui n'a pas pris une ride depuis 1974.


dimanche 7 juillet 2013

Du côté du Chat Noir (4)

Gaston Couté

Poète des anarchistes et des paysans


Couté (23 09 1880 Beaugency , Paris 28 06 1911) est le fils d'un meunier de Beaugency (Loiret). Il quitte l'école qu'il a cordialement détesté, bien avant le bachot pour se retrouver employé comme commis auxiliaire à la Recette générale des impôts d'Orléans avant de travailler pour un journal local, Le progrès du Loiret. Il commence là à publier ses poèmes, dont certains sont composés en patois beauceron, dans des feuilles locales et les fera entendre à une troupe d'artistes parisiens en tournée. Ayant reçu quelques encouragements, il se décide, en 1898, à monter à Paris alors qu'il a dix-huit ans.
Après quelques années de vaches très maigres, il obtient un certain succès dans les cabarets. 
 Jehan Rictus,  chansonnier et poète qui avait fondé sa poésie sur l'usage de la langue argotique, a été sensible à son talent et dit de lui : « ... Georges Oble et moi, nous nous trouvions incontestablement en présence d'un adolescent de génie qui, à ses dons extraordinaires, joignait déjà une technique des plus habiles et la connaissance approfondie du métier... »


"Admis à réciter des vers à Al Tarlane, il délaissa bientôt ce cabaret, où il se produisait gratuitement, pour l'Âne Rouge dont le patron, plus généreux, lui allouait en guise de salaire un café-crème quotidien. On ne devine que trop que fut l'existence du pauvre déraciné réduit à cette maigre pitance, à laquelle s'ajoutaient parfois les alcools corrosifs offerts par d'aimables spectateurs. Il subsista ainsi, pourtant, pendant un an, créant "Le champ de naviots", et tant d'œuvres d'une facture déjà puissante, cris de révolte d'une âme simple et droite se dressant face à la Société égoïste et veule pour laquelle "l'honneur quient [tient] dans l'carré d'papier d'un billet d'mille".
"De l'Âne Rouge, Gaston Couté passa aux Funambules [...]
"S'il atteignit la gloire, il ne connut jamais l'aisance. C'est au point qu'un soir, un noctambule qui avait heurté du bout de sa canne un gros tuyau de ciment gisant sur un chantier de la Compagnie du Gaz eut la surprise d'en voir sorti Couté mal réveillé. Injurié par celui-ci, l'autre s'excusa, convia le chansonnier à souper et lui loua pour une semaine un gîte plus normal dans un hôtel de Montmartre.
"Le logis qu'il apprécia le plus fut l'arrière-boutique d'un bougnat, non à cause de son confort relatif, mais parce que le local n'était séparé que par l'épaisseur d'une porte condamné d'un tonneau de vin installé dans le débit. [...]
"Sincère dans ses propos comme dans ses œuvres, Gaston Couté distribuait avec beaucoup trop de générosité les vérités désagréables [...]
"Son indépendance, et aussi, hélas !, son intempérance, faisaient de [lui] un pensionnaire inconstant. C'est pourquoi il ne figura pas à la place d'honneur qui lui revenait sur les programmes de nos cabarets. Bast ! Il chantait et cela lui suffisait.
Extrait de Michel Herbert (La Chanson à Montmartre, La table ronde, 1967)

 Un petit spécimen de sa poésie
  http://www.youtube.com/watch?v=QFVQRKNdrqo

Il disait souvent qu'il n'était pas un poète beauceron, ainsi qu'on le désignait dans les milieux montmartrois, mais un poète solognot. Il affirmait que la Beauce commence seulement après les dernières vignes et les derniers bois.
Couté disait aussi, par boutade, que les curés et les instituteurs de la région étaient issus du phylloxera. Ce minuscule insecte venait d'apparaître et avait détruit toutes les vignes du pays.
 Gaston Couté continuait son tour de chant dans divers cabarets. On le voyait au " Pacha-noir ", au " Carillon". De nouvelles chansons s'ajoutaient à son répertoire : "L'école", "Les mangeux de terre", "L'Idylle des grands gas", "Monsieur Imbu", etc... Il continuait sa vie de bohême, sans souci du lendemain, avec des périodes d'aisance ou de gêne. Il acceptait les unes et les autres avec une sérénité et un fatalisme que rien ne pouvait ébranler. De nouvelles amitiés venaient à lui. Ainsi, il avait fait connaissance avec Liard-Courtois, un curieux type d'homme, ex-forçat pour faits politiques.




 Fernand Desprès fit entrer Couté à " La Guerre Sociale " que dirigeait Gustave Hervé. Le numéro du 22-28 juin 1910 de cet hebdomadaire, dans une courte notice, à gros caractères, annonçait que le poète chansonnier Gaston Couté avait : " accepté de mener, dans ses colonnes, le bon combat contre la bêtise des Riches et des Maîtres, contre les iniquités de l'ordre bourgeois ". Couté y publiait une chanson par semaine sur les faits sociaux et politiques du jour. Mais ces chansons satiriques, rythmées sur des airs connus, écrites à la hâte au dernier moment, n'atteindront jamais l'envolée extraordinaire de ses premiers poèmes, il forçait trop la note. L'inspiration vient rarement sur commande, pas plus qu'à heure fixe.
Par contre, c'est dans ce boulot à la tâche qu'il fut le mieux payé. Il gagnait chaque mois 150 à 200 francs, ce qui était une somme importante pour l'époque. Il avait donc de quoi vivre décemment. Mais cet argent venait trop tard puisque sa santé était définitivement compromise. Et puis, un bohême ne peut être ni aisé, ni riche !...
Le 13 juin 1911, " La Guerre Sociale " annonçait que Gaston Couté était poursuivi pour "outrages à la Magistrature".
Un ouvrier, arrêté au cours d'une manifestation, avait été trouvé porteur d'un tire-bouchon. Il avait été traduit en Correctionnelle pour port d'arme prohibée. Couté en avait fait une chanson sous le titre " Il avait an tire-bouchon ". Elle pouvait se chanter sur l'air " Elle avait une jambe en bois ".
Il avait un tir' bouchon
Dans la poch' de son veston
On s' demande où s'arrêt'ra
L'audace de ces scélérats ?

Par cette poursuite judiciaire Couté payait les chansons parues dans les journaux et revues anarchistes. On les fredonnait dans les rues et les ateliers. Au lieu d'en rire, les Autorités se fâchèrent.

 Miné par des années de privation et par l'alcool, son corps usé n'a pu résister à la phtisie. Après diverses démarches, le corps de Couté a été ramené dans son pays et au moment du, départ pour la gare d'Orléans, il y avait beaucoup de monde dans la cour de l'Amphithéâtre. Des chansonniers, des artistes, des écrivains, des musiciens, des hommes politiques .de gauche. Des militants syndicalistes étaient venus nombreux. Des gerbes et des couronnes s'étalaient autour du cercueil.

Une chanson pour tous nos braves travailleurs de l'armement


Et pour la route, si j'ose dire, une de ces petites merveilles qu'on croirait écrite exprès pour décrire le sort des Roms dans cette petite république bananière qu'est la France d'aujourd'hui.



On trouve ses oeuvres littéraires au éditions le Vent du ch'min :
- La chanson d'un gâs qu'a mal tourné (4 tomes)
- La guerre sociale
- Et un glossaire 
Et un site à la gloire du gars de Beaugency : http://gastoncoute.free.fr/

jeudi 4 juillet 2013

émission de mars 2013 : De la méchanceté

Pour des raisons techniques, vous aurez droit à l'émission de mars avant celle de février. Remarquez, elle vaut le détour...

La preuve :  

Brigitte Fontaine                                 Gilles de la Tourrette
Hector et les Médiators                     Je vous déteste
Renaud                                              Crève salope
Clothide                                             Chanson bête et méchante
Casey                                                Apprends à te taire
Roger Masson                                   Le blues de la méchanceté
Jean-Luc Debatisse                           Les foetus
Chantal Grimm                                  Le pendu
Françis Blanche & Pierre Dac            La tyrolienne de la haine
Jehan                                                Les petits amoureux
Louis Massis                                     Une bonne paire de claques
Mai Lan                                            Gentiment, je t'immole
Louis-Ferdinand Céline                     Règlement 
Anne Sylvestre                                  La vache engagée
Régis Barly                                       Faux beatnik






Tardivement mais comme promis, la tyrolienne par les Barbus




mercredi 3 juillet 2013

CLOTHILDE

Une Françoise Hardy sous acide ?


J'apprends que le label Born Bad Records publie enfin l'intégrale de Clothilde (de son vrai nom Elisabeth Beauvais) sous le titre à peine exagéré de " Queen of the swinging Mademoiselles".
Incarnant une sorte d'anti Françoise Hardy, elle ne publiera que deux EP et un 45 tour en italien en 1967. Son mentor de chez Vogue, Germinal Tenas, et son parolier Jean-Yves Gaillac lui concoctèrent des textes au 69 ème degré, surréalistes et acides, farcis de sous-entendus plus ou moins graveleux et de jeux de mots bêtes et méchants qu'elle susura de sa jolie voix innocente. Mais ce sont surtout les arrangements baroques et débridés qui nous font encore marrer aujourd'hui : des riffs de cors de chasse, de pipeau, des choeurs stupides ou des bandes passées à l'envers. Ces niaiseries déjantées et inventives vont culminer avec "Des garçons faciles" en duo avec les Charlots
Son presque tube : 


Et une version du même à la télévision avec un encombrant Pierre Dac : 
 http://www.youtube.com/watch?v=Ja-LCsTU-eM
 
Depuis, Elisabeth raconte à qui veut l'entendre à quel point cette expérience et l'emprise de Germinal Tenas l'ont emmerdée au point d'aller reprendre ses études. 

Merci encore au Commandant Sylvain du fanzine Dig it ! où j'ai trouvé toutes ces précisions.