dimanche 29 septembre 2013

émission de juin 2013 : On sort ce soir !

Pour aller là :
Les Civils                                       La crise
Colette Magny                                Les Tuileries
Bobby Lapointe                              J'ai fantaisie
Serge Gainsbourg                          M. William
Mouloudji                                       Au Gerpil
La Tordue                                       Le Pressoir
Jehan                                            Si tu me payes un verre
Igor Agar                                        Javouille
Alain Leprest                                  Vas-y mollo, Quasimodo !
Jacques Douai                                Le bal
Patrick Denain                               L'hôtesse et le marchand d'hommes
Aznavour                                       Entre la salle et la terrasse
Barbara                                         Joyeux noël
Actualité :
Bandista                                         Haydi barikata



C'est donc écoutable et téléchargeable sur ce lien



jeudi 26 septembre 2013

JACQUES GRELLO et le pognon

On vous a déjà dit tout le bien qu'on pensait de Jacques Grello, un des "découvreurs" de Brassens, chansonnier de son état.
C'est dit là 
Un exemple de son talent sur une question primordiale à laquelle une émission ne suffirait pas.
On en recausera, promis...



mardi 24 septembre 2013

On enregistre ! (1)  Vesoul

    Récemment on pouvait voir dans la version online du journal fondé par Jean-Paul Sartre Libération, un étonnant personnage,  gentiment fêlé, ouvrant une énorme valise contenant les 133 versions qu'il a pu compiler de Vesoul *.
    On apprenait alors que Vesoul n'était qu'un bouche-trou permettant à Brel de boucler un disque (au temps du vinyl...) et qu'il ne l'a jamais chanté sur scène.
    Brel aurait séjourné dans cette bonne ville de Vesoul en 1960 et elle aurait laissée en lui un souvenir tel qu'il s'en souvint huit ans plus tard...

    Voici donc l'enregistrement du morceau :



    Et une version télé où l'on appréciera le talent comique du Jacques et la virtuosité de Marcel Azzola évidemment!


vendredi 20 septembre 2013

Pierre-François LACENAIRE chansonnier

"Vous avez la tête trop chaude et le cœur trop froid, Pierre-François. 

Et moi je crains les courants d'air !" 

Sublime réplique de Garance (Arletty) à Lacenaire (Marcel Herrand) concoctée par Prévert pour le film de Marcel Carné, Les enfants du paradis (1945)

Né le 20 décembre 1803 à Lyon et guillotiné trente trois ans plus tard à Paris, Pierre-François Lacenaire fut non seulement auteur de théâtre, assassin, poète, escroc, mais il écrivit aussi quelques chansons. 
On en trouve dans un  disque quelque peu décevant : Lacenaire enfin vengé de Fred de Fred (vous avez bien lu) d'après ses poésies (1992 Barclay Universal)
Marcel Herrand dans le film de Carné

Remis au goût du jour par les surréalistes, Prévert, les situs, Lacenaire ne fut pas vraiment un grand criminel. Un bon résumé de sa carrière est là.
Par contre, il transforma son ultime procès en joyeux foutoir, sa cellule en salon mondain et sa mort en grand spectacle. Ses aphorismes tels « J'arrive à la mort par une mauvaise route, j'y monte par un escalier… » nous son restés. Tout comme ses Mémoires atrocement censurées.
Extrait : " Quand j'étais enfant, j'étais déjà plus lucide que les autres. Ils ne me l'ont pas pardonné...Alors je suis rentré en moi-même...Je n'ai pas pu en sortir. Les imprudents ! Me laisser seul avec moi-même ! Et ils me défendaient les mauvaises fréquentations !"
En 1836, Le Charivari publiera ses chansons.
Une parmi toutes est restée : "Pétition d'un voleur à un roi voisin" aussi nommée "Le Larron" par d'autres interprètes. Ce texte de 1833 est d'une actualité féroce. 
Voici donc deux versions du chef doeuvre
D'abord par Chiffonie (chansons de cabaret) et par les Modest Lovers (Garage rock toulousain)

mardi 17 septembre 2013

CORA VAUCAIRE

La Dame Blanche


La Vaucaire, née Geneviève Collin (1918 Marseille, 2011 Paris), était surnommée « La Dame Blanche de Saint-Germain-des-Près »,
Longtemps habituée à populariser les textes de Prévert (elle est la créatrice des Feuilles Mortes), elle s'est peu à peu imposée comme l'une des plus subtiles interprètes de la chanson française, faisant connaître Barbara à l'époque où celle-ci n'osait pas chanter ses propres textes (Dis, quand reviendras-tu ?Attendez que ma joie revienne), Léo Ferré (Les Forains) ainsi que le Québequois Raymond Lévesque (Quand les hommes vivront d'amour).





Elle reprend aussi des chansons médiévales (La Complainte du Roy RenaudLe roi a fait battre tambour), crée La Complainte de la Butte dans le film French Cancan de Jean Renoir en 1955 et interprète Trois petites notes de musique dans le film Une aussi longue absence d'Henri Colpi, scénario de Marguerite Duras (Palme d'or à Cannes en 1961). C'est ce film qui l'oblige à sortir d'une période particulièrement sombre en lui faisant rassembler, en quelques heures, les forces qui lui restaient pour chanter avec réalisme la fameuse complainte alors que le film était déjà « bouclé » avec une autre interprète.
A ce stade, sortons donc les mouchoirs


Elle chante aussi des chansons du répertoire du Café-concert : Fragson (Je ne peux pas), Yvette Guilbert (Quand on vous aime comme ça). Côté agitation de l'époque, elle reprend Le temps des cerises et chante L'Internationale aux piquets de grève.
Après une tournée au Japon dans les années 80, elle se produisait encore dans un dépouillement de bon aloi : à l'Olympia en 1991, au Théâtre Déjazet (Théâtre Libertaire de Paris) en 1992, à La Comédie des Champs-Elysées  et au Bouffes du Nord en 1999.
Elle restera célèbre pour ses interprétations, telles que : Le Pont Mirabeau (d'Apollinaire ), Maintenant que la jeunesse ( d'Aragon musique de Léonardi) ou L'écharpe (paroles et musique de Maurice Fanon).

 Ps : Coincidence, une radio à vocation culturelle vient de consacrer cette émission à la dame.

samedi 14 septembre 2013

René Binamé a perdu ses roues de secours

 Les René Binamé (appelé jusqu'en 1995 René Binamé et les Roues de secours) sont un groupe belge de chansonettes punk'n'rolls qui sévit depuis 1988 sur les scènes d'Europe. Leurs concert festifs et joyeux ne se prenant pas au sérieux, ils balancent des textes libertaires avec une désinvolture amusée. Ils donnent leur musique librement (des dizaines d'excellents morceaux en copyleft) sur le site où vous pouvez donc vous servir (http://aredje.net)
 René Binamé fait partie d'un ensemble de treize groupes issus de la scène alterno punk belge connue sous le pseudonyme de "La Famille".

Groupe à géométrie variable (Binam' à la batterie/ chant et Boris à la basse sont la stabilité de la formation les guitaristes sont alternativement R-Man, Smerf ou Titi) ils ont huit disques à leur actif dont un principalement consacré au Pape (En mai fais ce qu'il te plait) un autre de chansons révolutionnaires ( 71.86. 21.36) et un autre au travail salarié (Le temps payé ne revient plus


D'où est tiré cette reprise de la chanson de raoul Vaneigem (signée Ratgeb* à l'époque)


* Jörg (ou Jerg) Ratgeb (litt. « Donneconseil ») ( 1480 -1526) peintre et révolutionnaire allemand écartelé suite à sa participation à la "Révolte des Rustauds"

mardi 10 septembre 2013

Archives du scopitone (4)

Gainsbourg poinçonne

Z'auraient tout de même pu faire gaffe à la synchronisation !



Une autre version largement supérieure supérieure où le maestro a l'aisance du Mexicain face au peloton d'exécution se trouve ici

jeudi 5 septembre 2013

Les auteurs de la Commune de Paris (4) LOUISE MICHEL (1830 - 1905)

Des comptines aux bombes

On ne va pas ici vous refaire la biographie de l'indispensable Louise qu'on peut consulter ici-même mais plutôt rendre hommage à ses talents, moins connus d'auteur de chansons.
Outre être une source d'inspiration pour Rimbaud, Jules Jouy, Michèle Bernard, Juliette, Louise Attaque ou les excellents Louise Mitchell, notre révolutionnaire débuta comme institutrice avant d'être sociétaire de l'Union des Poètes en 1862. 
Il semble qu'elle ait écrit quelques dizaines de comptines enfantines pour ses élèves, composé de nombreux poèmes, dont une partie a été perdue, et aurait même fait un opéra.
Seulement, voilà le Hic, pas moyen de retrouver ces premières chansons paraît-il assez politiquement "osées" en plein second empire.
A moins que quelqu'un n'ait une idée....

 Il est à noter que Louise signait ses poèmes Enjolras, qui est aussi le nom d'un personnage, étudiant républicain, intègre et révolutionnaire, que l'on retrouve dans Les misérables de Victor Hugo. Qui s'est inspiré de l'autre ? 
Hugo lui rendit, par ailleurs, hommage, à travers un poème, Viro major (Plus grande qu'un homme), qu'il écrivit après son procès, en 1871. Verlaine lui dédia Ballade en l'honneur de Louise Michel. Elle eut de grandes amitiés féminines, Marie Ferré, Charlotte Vauvelle ou masculines, Hugo, Jules Vallés, Théophile Ferré et même Clémenceau (première époque).

Pendant et après la Commune, elle continuera son activité d'écriture.
Un exemple de poésie écrite en prison :

Quand la foule, aujourd’hui muette,
Comme l’Océan grondera,
Et qu’à mourir elle sera prête,
La Commune se relèvera.
Nous reviendrons, foule sans nombre,
Nous viendrons par tous les chemins,
Spectres vengeurs sortant de l’ombre,
Nous viendrons nous serrer les mains.

Les uns pâles, dans les suaires.
Les autres encore sanglants.
Les trous de balles dans leurs flancs.
La mort portera les bannières.
Le drapeau noir, crêpe de sang,
Et pourpre, fleurira la terre
Libre, sous le ciel flamboyant.

Mais sa chanson la plus connue, celle qui est reprise de nos jours par un bon nombre de chorales est sa Danse des bombes. Ecrite en avril 1871, en pleine insurrection parisienne, elle est ici dans sa version la plus populaire, mise en musique et interprétée par Michèle Bernard sur son disque "Cantate pour Louise Michel")

lundi 2 septembre 2013

Parenthèse d'actualité par nos grognards



« Partant pour la Syrie » a été très populaire pendant une grande partie du XIXème siècle. Chant de ralliement des bonapartistes (il a été composé par Hortense de Beauharnais, la belle-fille de Napoléon), il a même joué, dit-on, le rôle d’hymne national officieux pendant le Second Empire.

On vous la souhaite fraiche et joyeuse selon l'expression consacrée. 

ps : quand on pense que "la première armée du monde" n'a pas été foutue de prendre la ville de Puebla, défendue par une poignée d'Indiens mexicains (5 mai 1862) ça relativise toujours la chose.